Le point blanc (2)

Texte de Laétitia Y

samedi 3 janvier 2009, par Hugo Musella

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Une façon de faire naître une écriture libérée de "l’idée" et de "l’inspiration", une façon d’accéder immédiatement à un univers personnel en accès direct avec sa conscience : Fermer les yeux. Matérialiser sur sa rétine un point blanc. Le suivre dans son voyage et puis raconter.

Je veux. Je suis le point blanc, mais je suis vite troublée et l’état de relaxation est dur à atteindre. J’aimerais écrire mais je redoute les mots qui sortiraient de ma plume.

Mes pensées sont vers elle, toute cette merde, tout est enfin fini.

Maintenant il reste sa fille...

Et dire que ça aurait pu lui arriver, j’en ai des frissons.

J’oubli le point blanc, j’essaye de me construire un endroit serein pour ne pas penser à l’inéluctable. Je suis allongée sur l’herbe, des milliers de marguerites et de pâquerettes m’entourent. Un arbre très ancien plus loin.

C’est là ou je vais.

Mais...

Les gens autours, les bruits dans le couloir.

Ma plume sèche.

Je reste latente.

Le café de ce matin perturbe mon estomac, ma tête. Non ce sont les pensées, elles, qui me perturbent. Des doutes, la peur. Des résistances ....enfin

Des bruits de bracelets.

Des pieds qui bougent.

Une feuille qui se tourne.

Je ne lui ai pas encore dit ce matin.

Et ma tête qui me fait si mal, c’est comme si on vous tirait de toutes forces la cervelle. Puis plus rien, encore, et plus rien...

Je vois de la lumière sur ce point blanc, sur les choses, les gens, moi et ça me rend tout de suite le sourire. On est tous de grands réservoirs à lumières. Et tout de suite les choses ne sont pas aussi terrifiante qu’elle le paraisse, on les dramatise.

On à l’air d’aimer ça, le théâtre.


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